samedi 26 avril 2014

Soyons pragmatiques ... on fait quoi après ?

Après ? J'ai lu et relu la liste que j'ai reçue à Ténérife.
Après ? Ben nous avons essayé de continuer notre voyage de noces et nous n'avons rien dit à personne, pour ne pas inquiéter les enfants à la maison, les parents et la famille et les amis au grand complet
Aux questions "ça va les amoureux ? vous profitez bien ?" Nous avons invariablement répondu "oui"
Mais en fait, c'était le ciel qui nous tombait sur la tête.
Les buffets, je les ai regardés pendant 2 semaines ! Fini un bon verre de vin à table, fini les desserts, le café, les sauces, les potages, les mélanges, les plats préparés.
Finis les petits déjeuners gargantuesques, les viennoiseries avec du chocolat, les biscuits et les gâteaux.
Finis les petits soupers à l'extérieur lors de nos escapades sur Ténérife et ensuite Lanzarote.
Finis les arrêts impromptus pour se boire un p'tit truc par ci, par là.
Finis les petites collations achetées n'importe où quand on a une p'tite faim, plus de glace, de churros, de biscuits grignotés !
Vive les pommes, l'eau et les galettes de maïs.
Vive le thé à la camomille !

Et la question qui tue arrive insidieusement : je vais faire comment après ?

Après ! cet après-là, il est toujours d'actualité !

Alors pour se rendre compte, la liste d'aliments proscrits, elle est incroyable !

Substances riches en amines biogènes ou histaminolibératrices :
 Aliments :

  • Blanc d’œuf ;
  • Boissons alcoolisées fermentées ou distillées : bière, liqueur de noisette, 
  • vin (surtout rouge ou mousseux), vin de noix ; 
  • Charcuterie de viande crue : foie de porc, jambon, lard, salami, saucisson, toute charcuterie emballée; 
  • Chocolat et cacao ; 
  • Fromages fermentés : camembert, emmenthal, fondue, gouda, parmesan, roquefort ; 
  • Fruits : agrumes, ananas, bananes, cacahuète, fraises, noisette, noix ; 
  • Graines : sésame ;
  • Légumes : aubergine, choucroute, choux, épinards, tomates ;
  •  Poissons et fruits de mer : crustacés, sardine, saumon, thon, tout ce qui est en 
  • conserve/séché/fumé 
  • la levure, le blé
Avec mon expérience et d'autres essais, je peux ajouter, le café, le thé vert et noir, le sucre, l'ail, le poivre, la noix de muscade, les piments, les oignons


 Additifs alimentaires :

  • Colorants : amarante (E 123), azorubine (E 122), brun HT (E 155), jaune orange (E 110), pigment rubis (E 180), rouge alura (E 129), rouge de cochenille (E 124), rouge 2G (E 128), tartrazine (E 102)
  • Conservateurs : acide benzoïque (E 210) et ses dérivés (E 211-217), acide sorbique et sorbate (E 200-203), anhydride sulfureux et sulfites (E 220-228), enzymes (ex : lysozyme : E 1105) ;
  • Exhausteurs de goût : acide glutamique et glutamate (E 620-625) 

 Certains médicaments histamino-libérateurs, comme certains antibiotiques (ex :
colimycine, vancomycine), les opiacés (morphine, codéine, etc), les produits de
contraste iodés.

Il est important de relever que les doses d’histamine varient pour un même aliment selon son degré de maturité, son stockage ou selon les conditions d’hygiène dans lesquelles il a été préparé, ce qui ne facilite pas le suivi du régime. Si nous examinons de près le fromage : par exemple l’Emmental on trouve des quantités de 2 à 2500 mg d’histamine par kg.

Les aliments à préférer sont donc les aliments frais, pas ou peu transformés.

Ce qui est très difficile à suivre, imaginez, le matin, pour travailler, je ne peux pas manger de pain, de fromage, de charcuterie, d'américain préparer. Pas question de se commander une pizza, un chinois, une salade ... les aliments doivent être préparés et mangés frais ! C'est inconcevable et difficilement réalisable quand on travaille !



Et on enchaîne !

La suite ? ça continuera avec les noix .... les noisettes après la naissance de Noémie ... les fraises vers 2008 pour se terminer avec la totale des agrumes vers 2010.

Depuis quelques années, je fais des malaises, surtout la nuit.
Si je débarque à l'hosto, on me renvoie avec des anxiolytiques parce qu'ils diagnostiquent des crises d'angoisse. Ouais ! à 2 heures du mat', quand je dors .... et que ce sont les palpitations et le malaise qui me réveillent ! Diagnostic du médecin traitant : intolérance à la pseudoéphédrine (tout ce qui se trouve dans les décongestionnants).

Après un repas bien arrosé et bien constitué, j'ai souvent des sensations de froid, je suis gelée de partout. J'ai quelques fois des migraines aussi. 
Le pire, ce sont vraiment ces malaises. Je pourrais croire que je vais mourir sur place.

Il y a un an, je me retrouve chez le médecin pour des douleurs sous costale gauche, dès que je mange du sucré, du chocolat et du vin. Résultat ?

D'abord, on suspecte un problème de vésicule (moi aussi j'en suis persuadée) donc échographie.
Echographie : nickel !!
Ensuite vu que je me plains toujours autant : Scanner.

Je réagis au produit de contraste par de palpitations terribles.

Toujours rien, j'ai une vésicule biliaire qui ferait pâlir de jalousie un mannequin et une tache suspecte sur le foie ! L'angoisse totale jusqu'aux résultats de l'IRM, c'est normal congénital et pas dangereux ! Je vis comme ça depuis 43 ans et je continuerai encore longtemps !

Et mes douleurs alors ? 

Hop rendez-vous chez un gastro-entérologue, l'oeil sévère et le verbe vieille France ! Mais ... qui en perd son latin de gastro-entero, ..... et j'en passe.
Et zou, un petit tour par la caméra pour la gastroscopie.

Résultat de plus : j'ai un charmant estomac, une petite hernie hiatale et .... rien ! Rien de Rien ! Comprend pas, limite .... sais pas !

Bon .... prise de rdv chez un autre gastro-entérologue ! un réputé, il est super sympa .... mais bon .... il met tout cela sur le compte du stress avant mariage ... et oui mon bon Monsieur (dit-il à mon futur mari) les dames se font un monde pour le mariage. Et puis le décès de papy mon beau-papa, le cancer de mon père, ... et surtout, surtout, il est persuadé que j'anticipe les douleurs, quand je veux manger du chocolat et boire du vin, je me prépare à avoir mal ....

Lol encore aujourd'hui, je me marre ! 

Ah ça, il a été génial, gentil, sympathique et très très compatissant avec mes douleurs et moi ! 

Oui mais bon ! je ne bois plus d'alcool, j'évite le sucre qui fait mal et j'ai arrêté le chocolat.

Et à part ça ? le chinois me donne depuis quelques mois des migraines, la choucroute ne passe plus si bien. J'ai de plus en plus d'urticaire chronique, j'ai fait un burn-out carabiné, j'ai des problèmes d'humeur, des tendinites à répétition, je perds mes cheveux, ils tombent tous seuls, la peau hyper sèche, mon cycle menstruels déconne et des hémorragies carabinées .... Parfois, je dîne à midi au bureau et dans le demi-heure, je ne suis pas bien et je prends le nouveau médoc que le médecin m'a prescrit : Rupatall.
De plus en plus de malaises incompréhensibles, je suis glacée très souvent après le souper, j'ai la tête comme de l'ouate.

Mais en fait ? J'ai quoi ????

Maintenant, je le sais, merci Ténérife ! Je suis intolérante à l'histamine !


La genèse !

Comment tout cela a-t'il commencé et surtout depuis quand ?

Lol comment dire ... je pense depuis toujours.
Enfant et surtout adolescente, je me retrouvais en classe après la récréation avec tout à coup un gros bouton qui poussait quelque part sur la figure, démangeait terriblement et puis disparaissait quelques heures plus tard.

J'avais remarqué que c'était surtout quand je mangeais mes bonbons préférés, les rouges !!

Un peu après la naissance de Jérôme, mon grand fiston, je me suis réveillée une nuit, prise de démangeaisons insupportables. Intriguée, je me lève, me rends à la salle de bain pour constater, dans le miroir, que je suis couverte de plaques rouges. Moi qui croyais avoir été piquée par une horde de moustiques .... ben de toute évidence c'était pas ça !

Je passe les détails du médecin de garde appelé le lendemain (et oui ça arrive toujours un week-end ce truc là) qui n'ose pas me toucher comme si j'étais hautement contagieuse et qui me prescrit du zyrtec.

Résultat, toujours autant de doses suspectes et pas une amélioration en vue. J'appelle donc mon toubib qui décroche (oh miracle) et qui me fait une piqûre de médrol en intraveineuse. Le médrol étant un corticoïde qui fonctionne du tonnerre en cas d'allergie.

Manque de bol, le lendemain matin, c'est l'horreur, j'ai gonflé de partout, on dirait un remake d’Éléphant man et je finis, comme d'hab (enfin bon, c'est surtout maintenant que c'est devenu une habitude) à l'hosto où je m'entends dire que j'ai un oedème de Quinck ! Autrement dit, depuis les yeux, en passant par les lèvres, les mains, les pieds, la totale gonflette quoi !

Comme dans notre beau pays, nous avons une très bonne médecine mais qu'on ne sait pas toujours s'en servir, après m'avoir envoyé chez un dermato (sic), qui m'annonce fièrement que je suis allergique à l'aspirine, ce qui est très compliqué quand on en a pas pris avant l'allergie, je me retrouve, par mes propres moyens et surtout des bonnes copines, chez une allergologue qui me pose la question fatidique "qu'avez-vous mangé la veille de la crise ?"

Je fais le liste .... des carbonnades flamandes de maman, des chips au pickles et un petit alcool (tout ça en repassant mon linge).

Quelques semaines plus tard, je réitérerai les plaques rouges et les démangeaisons sur les chips au pickles, ensuite sur les chips ketchup, bolo ... pour arrêter définitivement les chips quelques mois après.

J'ai 27 ans !